Dans sa version originale La Contrebasse, unique pièce de Patrick Süskind, est avant tout un monologue, celui d’un contrebassiste de l’orchestre national particulièrement intéressé à valoriser son instrument.
Montrer au public que la contrebasse est l’un des plus indispensables de l’orchestre.
Entre humour, cynisme, auto dérision, tristesse, névrose et folie, amour et haine pour l’instrument et pour lui-même, l’homme et l’instrument nous entrainent dans une chute concomitante.
La pièce connait une unité de lieu, l’appartement du contrebassiste ; elle est guidée par un autre fil rouge, l’amour que le contrebassiste voue à une jeune soprano, Sarah.
N’ayant jamais été remarque par cette chanteuse, il imagine qu’il va profiter de la première de « l’Or du Rhin » qui se donne le soir même pour crier juste avant le début de la représentation « Sarah ».
Pour illustrer ses propos, le personnage nous fait écouter depuis son tourne disques plusieurs extraits d’œuvres classiques : Brahms, Wagner, Schubert…
Eric Soulard s’est dirigé vers une adaptation libre, tout aussi folle et rythmée que la version originale en passant lui-même de la contrebasse au piano, du Rock n roll au classique ou au jazz.
Ces moments viennent compléter la folie et le burlesque du personnage tout en apportant une respiration dans le tempo de cette adaptation qui tient tout autant du one man show que du monologue.
Aux portes du comique, la pensée du contrebassiste se débat de manière contradictoire, s’agrippe à ses souvenirs, a ses rêves, pour dériver brusquement vers des propos acides.
Il évolue dans une interaction constante avec sa contrebasse au rythme des sentiments exprimes : colère, haine, amour.
Symbolisant tantôt cet instrument mal aime, tantôt la femme qu’il désire et n’arrive pas à approcher.
Réservation indispensable :
lachapellepeipin@gmail.com
ou au 06 10 28 95 52.
Entrée : 15 €
