Mélodies d’amour à travers les âges
Le samedi 8 août, la Chapelle de Peipin accueillera pour la deuxième fois le pianiste Michael Stewart qui vient des Etats-Unis, et qui est tombé amoureux il y a quelques années du piano Pleyel de 1897 conservé dans ce lieu chargé d’histoire. Il s’agit d’un piano sur lequel Claude Debussy aurait posé les doigts.
Sa sonorité XIXe siècle,
si différente du piano moderne,
est à la fois plus chantante,
plus intime et presque vocale,
ce qui donne tout son sens au programme
Mélodies d’amour à travers les âges.
Car l’amour, traverse chaque œuvre
choisie par l’artiste :
Les Romances sans paroles de Mendelssohn et de Tchaïkovski sont, comme leur titre l’indique, des confidences sans mots, des lettres d’amour confiées au seul piano.
Le Chant du gondolier vénitien et la Barcarolle de Tchaïkovski nous emportent sur les canaux de Venise ou de Saint-Pétersbourg, dans ce balancement langoureux propre aux sérénades chantées sous les fenêtres des amoureux.
Chez Brahms, la tendresse mélancolique de l’Intermezzo côtoie la fougue passionnée de la Rhapsodie, deux visages d’un même sentiment.
L’impromptu en mi bémol majeur (D. 899, n°2) de Schubert, s’inscrit profondément dans mélodies d’amour comme un chant amoureux sans paroles empli de nostalgie, de tension, de mélancolie et d’exaltation.
Grieg célèbre quant à lui la joie nuptiale avec Noces au Troldhaugen, tandis que Sibelius et son Étude tout en délicatesse évoquent la douceur nordique des amours discrètes.
Le point d’orgue de la soirée reviendra à Liszt : son Rêve d’amour n°3, véritable hymne au sentiment amoureux, et son Sonnet de Pétrarque, directement inspiré des poèmes que le poète italien dédia à sa bien-aimée Laure, incarnent à eux seuls tout le romantisme du XIXe siècle.
La Rhapsodie hongroise n°2 viendra clore le récital dans un tourbillon de virtuosité et de passion.
Un rendez-vous rare,
où l’histoire du piano,
celle des compositeurs,
de l’interprète,
et celle du cœur humain se répondent,
le temps d’un concert.

Michael Stewart se produit aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud, tant comme pianiste soliste que comme pianiste d’orchestre où il rencontre à chaque fois un vif succès. Ses récents engagements l’ont conduit au Périgord, en France, à L’Art du Chant Français ; dans les Dolomites, en Italie, pour une production intégrale d’Hansel et Gretel à la Music Academy International avec le maestro David Jackson ; en Émilie-Romagne,pour La Lingua della Lirica ; et à Los Angeles, en tant que Stern Fellow au SongFest.
Michael Stewart a été lauréat de nombreux concours de piano : le concours international Aloha, le concours international de New York, le concours de concerto de Coeur d’Alene, le concours nord-américain PianoArts, le concours Snowy Range et le concours Liszt-Garrison, pour n’en citer que quelques-uns.
Il s’est aussi produit en tant que soliste vedette avec l’Utah Symphony, le Milwaukee Symphony, le Salt Lake Symphony, le Coeur d’Alene Symphony, l’Hawaï Youth Orchestra, le SummerArts Orchestra, le Riverton Metropolitan Orchestra et l’Université de l’Utah Philharmonic.
Ancien élève du Conservatoire Mannes (Master of Music en piano collaboratif et interprétation) et de l’Université de l’Utah (Master of Music en interprétation), Michael Stewart est professeurà la Manatee School for the Arts de Palmetto, en Floride, et professeur de musique au Conservatoire de musique de Sarasota.
Outre ses fonctions d’enseignant, Michael participe en tant que musicien à l’Opéra de Saint-Pétersbourg, l’Opéra de Tampa, le Florida Orchestra (TFO), l’Orchestre de Sarasota, les Choral Artists of Sarasota, les Manatee Players, le Sarasota Festival of Vocal Arts, le Straz Center for the Performing Arts et son Conservatoire Patel attenant, le QOL Quartet et Siren Song.
Réservation indispensable :
lachapellepeipin@gmail.com
ou au 06 10 28 95 52.
Entrée : 15 €
