Abaji
en concert
à la chapelle romane de Peipin
Airs et Déserts Imaginaires
ABAJI crée des mélodies spirituelles et improvisées qui forment une méditation musicale comme une marche dans des déserts imaginaires.

Il y a des voix qui traversent les frontières sans jamais choisir de camp.
Celle d’Abaji est de celles-là.
Né au Liban, d’origine arménienne, grecque, turque et syro-libanaise, installé depuis longtemps à Paris, le compositeur et multi-instrumentiste porte en lui, à la croisée de plusieurs mondes, l’idée même que la musique n’a pas de patrie unique. Il a parcouru la planète en tous sens — de la Chine au Chili, de l’Afrique du Sud à la Norvège, en passant par l’Ukraine et l’Australie — en ramenant de chaque escale un instrument, une mélodie, une manière neuve d’écouter et de faire résonner le monde.
Un homme qui invente ses propres instruments
Sur scène, Abaji ne se contente pas de jouer : il invente les outils qui lui permettent de faire naître des sonorités qui n’existaient pas avant lui. Sa collection, unique en son genre, raconte à elle seule un voyage entre les civilisations.
Il y a le rubabi, une invention inspirée du rubab afghan. Le sax duduk, greffe inattendue entre le saxophone occidental et l’ancien duduk arménien — cet instrument à vent au timbre grave et mélancolique, symbole de l’âme arménienne, qu’Abaji transforme et réinvente. Le kémané grec, un violon que l’on tient et que l’on joue comme une viole de gambe, à la verticale, entre les genoux. L’oud-guitare baryton, hybride de la guitare baryton occidentale et du luth oriental. Sans oublier le bouzouki, la guitare-sitar spécialement conçue pour lui, le violon double-corde, les clarinettes en bambou, la lap-harpe, et une multitude de percussions rapportées de ses voyages aux quatre coins du globe.
Chaque rencontre avec un instrument, lui donne des idées de mondes sonores et d’atmosphères musicales nouvelles.
Et puis il y a sa voix qui chante tour à tour en arménien, en français, en arabe, en turc et en grec, pour honorer ses racines multiples
et lancer des passerelles entre les peuples.
Un ethnomusicologue autant qu’un artiste
Le parcours d’Abaji ne se résume pas à la scène. Ethnomusicologue de formation, spécialiste des médecines chinoises et des arts martiaux, humaniste convaincu, il est aussi compositeur pour le cinéma et le documentaire, où son sens de l’atmosphère et du voyage intérieur fait merveille. Cette érudition irrigue toute sa musique : chez lui, l’improvisation n’est jamais gratuite, elle est le fruit d’une connaissance intime des traditions qu’il convoque et transforme.
Une méditation musicale, un voyage du corps et de l’esprit
Abaji crée des mélodies spirituelles et improvisées qui composent une véritable méditation musicale, comme une marche lente dans des déserts imaginaires.
On y entend l’écho des musiques modales du Moyen-Orient, des couleurs balkaniques, des respirations venues d’Asie ou d’Afrique.
Une invitation à ralentir, à fermer les yeux, à laisser le corps et l’esprit partir en voyage.
Un lieu qui semblait attendre cette musique
Le cadre choisi pour cette soirée n’est pas anodin.
Les pierres médiévales de la chapelle romane de Peipin,
avec leurs volumes sobres, leurs voûtes et leur lumière rasante du soir,
évoquent elles-mêmes les bâtisses d’Orient
et les caravansérails d’autrefois.
L’acoustique naturelle de la pierre, l’intimité du lieu et la simplicité de son architecture en font un écrin idéal pour une musique qui se nourrit justement de dépouillement et de recueillement.
Difficile d’imaginer plus bel espace pour accueillir ce voyage entre les mondes.
Réservation indispensable :
lachapellepeipin@gmail.com
ou au 06 10 28 95 52.
Entrée : 15 €
