Trois siècles de musique
pour violoncelle seul
avec Juliana Laska
Violoncelle chantant…
Caprices dansants…
Époques s’entremêlant …
Il faut imaginer un seul musicien, un seul instrument, et trois cents ans d’histoire que nous offre Juliana Laska, le temps d’une soirée. Ce concert est une invitation à un voyage peu ordinaire. On y croisera un nom familier — Jean-Sébastien Bach, dont les Suites pour violoncelle seul comptent parmi les sommets absolus de la musique occidentale — mais aussi deux compositeurs que l’on connaît peu et qui pourtant méritent amplement notre curiosité.

Giovanni Gabrieli, vécut à Venise à la fin du XVIe siècle. Organiste de génie à la basilique Saint-Marc, il fut l’un des architectes discrets du baroque européen : ses élèves, venus de toute l’Europe pour l’écouter, repartirent chargés d’idées nouvelles qui allaient transformer la musique du continent pour un siècle. Ses Ricercari pour violoncelle seul sont de petits chefs-d’œuvre d’une profondeur surprenante — une voix qui se cherche, qui s’interroge, et qui trouve.
Joseph Dall’Abaco, est l’une des grandes surprises que la musicologie réserve encore. Né en 1710 à Bruxelles d’un père compositeur italien, violoncelliste virtuose lui-même, il a laissé onze Capricci pour violoncelle seul d’une beauté saisissante. Dès la première écoute, on y reconnaît l’ombre bienveillante de Bach — et pourtant Dall’Abaco y affirme une voix bien personnelle, entre intensité dramatique et élégance toute baroque.

C’est précisément ce que ce programme révèle : une chaîne invisible. Gabrieli inspira Bach sans jamais le rencontrer. Bach nourrit Dall’Abaco à travers ses partitions. Et le violoncelle, de génération en génération, apprit peu à peu à se tenir seul sur scène — à porter une pensée entière sans aucun soutien, sans accompagnement, sans filet.
Venir à ce concert, c’est assister en direct à cette transmission. C’est découvrir deux compositeurs injustement méconnus à la lumière du plus célèbre d’entre eux et réécouter une des somptueuse Suite pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach. Et c’est s’offrir une de ces soirées rares où l’on repart différent de ce qu’on était en entrant.

Juliana Laska débute le violoncelle à l’âge de 6 ans dans son pays natal, l’Albanie. Après des études complètes au Conservatoire National d’Athènes, elle remporte à l’unanimité le Diplôme de violoncelle sous l’égide de Mr. Xristos Sfetsas ainsi que les diplômes d’écriture (harmonie, contrepoint, fugue) sous l’égide de Mr. Andréas Xaralambous. Elle gagne en 2000 la bourse de l’Etat grec qui lui permet de venir se perfectionner en France, à Paris. Elle obtient à l’unanimité successivement le Diplôme de Virtuosité et le Diplôme de Concert à la Schola Cantorum sous l’égide de Mr. Erwan Fauré. En septembre 2012, elle obtient un Master en « Musique et Recherche » à l’Université de Musicologie Paris VIII. En mai 2019, elle obtient le titre « Professeur d’Enseignement Artistique ». Elle est professeur de violoncelle aux écoles municipales de musique de Joinville Le Pont et de Gien.
Juliana Laska commence sa carrière professionnelle en Grèce à partir de 1997. Elle fut membre de l’Orchestre National d’Athènes ainsi que professeur de violoncelle aux filières du Conservatoire National d’Athènes. Depuis son arrivée en France elle se consacre à sa vie de concertiste. Elle enregistre en 2005 le concerto de R.Schumann en soliste avec l’Orchestre National d’Athènes sous la direction de Andreas Pilarinos et en 2007 l’intégrale des suites pour violoncelle seul de J.S.Bach, en 2019 l’oeuvre pour violoncelle d’ Ermend Bonnal, en 2020 la Chaconne de J.S.Bach en version binaural / 3D dans un arrangement personnel. En mai 2015 elle fait la création mondiale du concerto pour violoncelle et orchestre de Dimitri Dragataki en tant que soliste avec l’Orchestre National d’Athènes sous la direction de Byron Fidetzis. Elle se produit en soliste ainsi qu’en chambriste en France, en Albanie, au Kosovo, en Grèce et au Japon.
Juliana Laska joue sur un violoncelle Mirecourt du début du XIXème siècle, signé Frédéric Cantal et avec un archet français du XIXème siècle d’un archetier anonyme .
http://www.julianalaska.com
Réservation indispensable :
lachapellepeipin@gmail.com
ou au 06 10 28 95 52.
Entrée : 15 €
